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Rennes en archives

Rennes, toute une histoire !

Rennes en archives de 1200 à 2020

Remontez aux sources de l'histoire de Rennes et faites défiler à l'écran quelques évènements clés de l'histoire de la ville illustrés de documents d'archives : registres, lettres, plans, photographies, affiches, enregistrements sonores ou audivisuels ...

 

Bonne découverte !


Document le plus ancien conservé aux Archives de Rennes

Rennes en archives en 1213

Accédez à la transcription et à la traduction de ce document (sous réserve de quelques coquilles et interprétations).

Cette charte confirme des droits de l'abbaye cistercienne de Bon Repos, fondée par Alain III de Rohan en 1184. Son auteur, Josselin, fils du premier, y détaille les donations effectuées à l'institution, d'où seront tirés ses revenus ultérieurs. De nombreuses références géographiques complètent l'ensemble.


Fondation de l'hôpital Saint-Yves

Rennes en archives en 1358

L’Hôtel-Dieu de Rennes, fondé en 1358 par un prêtre du diocèse de Tréguier, Eudon Le Bouteiller, sous le nom de Maison-Dieu, occupe jusqu’en novembre 1858 un terrain situé sur les bords de la Vilaine, au sud de la cathédrale Saint-Pierre.

De cet édifice, il ne reste aujourd'hui que la chapelle de style gothique flamboyant.


Premières traces de l'administration municipale

Rennes en archives en 1418

Ce premier compte des miseurs fait état des recettes et dépenses (mises) de la communauté de ville.

Depuis la fin du 14e siècle, les finances de la communauté de ville sont confiées à un ou deux miseurs. Véritable trésorier, le miseur exécute les ordres de paiement. Très sollicité, il est aussi receveur des deniers issus des impôts, directeur de travaux ou encore chargé de missions de représentation.

Formidable source pour connaitre le développement de la ville, les comptes des miseurs sont numérisés et accessibles en ligne.


Début de la construction de la deuxième enceinte

Rennes en archives de 1421 à 1448

L'accroissement progressif de la ville de Rennes se matérialise par la construction de trois enceintes fortifiées. 

L'enceinte A, dite ''vieille ville'' correspond à l'ancienne enceinte romaine installée au confluent de l'Ille et de la Vilaine. L'enceinte B, dite ''ville neuve'' est érigée ensuite entre 1421 et 1448. Elle enclôt la rive nord de la Vilaine, jusqu'à l'abbaye Saint-Georges située tout à l'est. Enfin, l'enceinte C, dite ''nouvelle ville'', sera érigée entre 1449 et 1476. De larges douves seront creusées au sud, à l'emplacement de l'actuel boulevard de la Liberté.

Pour en savoir plus, consultez le dossier pédagogique "Rennes à travers les plans".


Premiers statuts de la confrérie des marchands merciers

Rennes en archives en 1437

Au 15ème siècle, la confrérie désigne à la fois une association chargée d'animer la vie spirituelle et charitable, et une organisation professionnelle.

Parmi les multiples corporations de Rennes, la confrérie des marchands merciers et épiciers est signalée dès 1340 et dotée de statuts dès 1437. Elle regroupe "pour leur profit spirituel et matériel" tous ceux qui font profession de commerce de "toutes sortes d'espèces de marchandises, merceries, draperies, joailleries et épiceries". Elle subsiste jusqu'à la fin du 18ème siècle, avec des statuts renouvelés. Elle est placée sous le patronage de saint Jacques (saint James) et saint Philippe.
L'activité des marchands merciers consiste à vendre des objets qu'ils ne fabriquent pas : condiments, teintures, épices, vaisselle d'argent, bijoux, perles, pierreries, miroirs, toiles de coton, tissus de luxe, rubans, boutons, fils, laine... Du boutiquier au gros négociant en relation avec la Flandre et l'Italie, on compte parmi les confrères les personnages les plus influents de Rennes, souvent aux postes clés de l'administration municipale (procureur, échevin, miseur). Ils occupent quelques boutiques mais sont surtout très présents dans la halle et au Parlement, sur des étaux réservés au commerce de détail. Au 15ème siècle, la confrérie est organisée autour d'une assemblée, d'un conseil de 13 élus et de deux prévôts, qui sont les comptables.

Les Archives de Rennes conservent plusieurs types de documents qui permettent de retracer l'activité de cette confrérie (deal, registres de délibérations, livres de comptes). Le premier registre de la confrérie, relié cuir, s'ouvre sur une série d'ordonnances concernant les foires et marchés et sur l'énumération des devoirs auxquels sont tenus les membres de la confrérie. La majeure partie du registre est ensuite consacrée à la réception des serviteurs ou des nouveaux maîtres.

Les archives de la confrérie des marchands merciers sont consultables en ligne.


La confrérie et le jeu du Papegaut

Rennes en archives en 1443

L'existence de la confrérie du papegaut est attestée à Rennes en 1443. Cette confrérie rassemble alors les hommes (archers, arbalétriers puis arquebusiers) autorisés à s'entrainer au tir pour la défense de la ville. En pleine guerre de Cent ans, il était important que la ville dispose toujours d'hommes entrainés prêts à combattre.

Pour encourager cette pratique, chaque année se déroulait à Rennes, au début du mois de mai, un concours de tir : "le jeu du papegaut", qui donnait lieu à une grande fête populaire. L'objectif était d'atteindre une cible en forme d'oiseau (le papegaut), en métal ou en bois, fixée au bout d'une longue perche sur une des tours de la ville.

Plusieurs lieux existaient à Rennes pour s’entrainer au tir au papegaut. Le tir à l’arquebuse se déroulait au pied de la tour Duchesne, encore visible aujourd'hui rue Nantaise, puis, à partir de 1680, dans les douves de Saint-Georges, au sud de la Motte.

Alors que le papegaut, tiré à la tour Duchesne, se fixait à l'extrémité d'une longue perche et se tirait en hauteur, celui tiré dans les douves Saint-Georges, au contraire, "ne se tir[ait] qu'en droiture, n'étant placé qu'au derrière d'une plaque de fer, au derrière d'un trou qui y est fait, par où il faut passer pour y frapper, ladite plaque attachée à un simple poteau de cinq à six pieds de hauteur". (Gilles de Languedoc, Recueil historique sur la ville de Rennes, 1724 p. 235).

Le tir à l’arc et à l’arbalète avait lieu, jusqu’à sa suppression par Henri IV en 1606, au nord du Champ-Jacquet, près des remparts.

Le vainqueur du concours devenait "roi du papegaut" pour un an, ce qui lui conférait différents avantages fiscaux, comme la possibilité de vendre du vin en toute franchise. En contrepartie, il avait des devoirs envers ses chevaliers (leur fournir un papegaut, leur offrir des repas) et se devait d’entretenir la maison, la galerie et la butte du jeu d’arbalète.

Jugés inutiles face à la réforme du service militaire qui voit la création des corps de troupes, les papegauts sont supprimés en 1770 dans toutes les villes de Bretagne (excepté Saint-Malo), à la demande des États de la province. Ils sont alors considérés comme "un objet de dépense, de dissipation et de dérangement, une occasion de querelles, de procès et d'accidents funestes."


Des médecins chargés de visiter les lépreux

Rennes en archives en 1461

Les lépreux, nombreux en Bretagne jusqu'au XVIe siècle, étaient isolés du fait de leur maladie très contagieuse dans des léproseries ou maladreries.

Celle de Rennes, créée au 11e siècle, est installée Faubourg de Nantes, dans le quartier de la Madeleine et regroupait les malades des neufs paroisses constituant la ville.

La communauté de ville prend finacièrement en charge les visites effectuées par les médecins.


Premier registre de baptêmes dans la paroisse de Saint-Sauveur

Rennes en archives en 1501

Source incontournable des recherches généalogiques, les registres paroissiaux (du 15e siècle à 1792) suivis des registres d'état civil (de 1793 à nos jours) regroupent les actes qui enregistrent trois événements majeurs de la vie des individus : les baptêmes ou les naissances; les mariages religieux ou civils; les sépultures ou les décès.

Accedez au formulaire de recherche des registres paroissiaux et des registres d'état civil rennais numérisés.

Consultez le petit guide Faire l'histoire d'une famille.


Création d’un conseil d’échevins

Rennes en archives en 1549

Accédez à la transcription de ce document.

Par cet acte, Henri II donne officiellement à la ville de Rennes un conseil d'échevins de treize bourgeois. Il maintient un capitaine à la tête de la ville, aidé d'un lieutenant et de deux connétables, tous officiers royaux.

Mais cet effort d'organisation ne parvient pas à mettre de l'ordre dans cette assemblée fluctuante qui dirige la ville. Il faudra attendre que le Parlement arrête la composition du corps politique en 1627 pour que le nombre de bourgeois, de magistrats, gens d'Eglise et nobles appelés à siéger soit fixé.


Le Parlement de Bretagne se fixe à Rennes

Rennes en archives en 1561

Accédez à la transcription de ce document.

L'installation du Parlement à Rennes n'est stabilisée qu'en 1561. C'est le fruit d'un long combat avec les villes de Nantes et Vannes qui persistent longtemps dans leurs tentatives pour récupérer le Parlement.

Fait remarquable, Rennes s'impose finalement à la suite d'une demande explicite de la monarchie aux Etats de Bretagne.

Ce document évoque cette assemblée des Etats de Bretagne qui sont invités à donner leur avis en septembre 1560 pour savoir "en laquelle des deux villes dud. Rennes ou Nantes la sceance ordinaire de la court de parlement de cedit pais seroit plus commode, utille et profitable tant pour le bien du service de sa mageste que pour ses subiectz dicelluy."


Une entrée solennelle aux portes Mordelaises

Rennes en archives en 1602

Accédez à la transcription du document.

Ce document, extrait du registre de délibérations de la communauté de ville, relate la première entrée épiscopale de l'évêque de Rennes, Monseigneur Larchiver (ou Lachiver), le 1er septembre 1602.

Les entrées solennelles sont des cérémonies d'accueil organisées par la communauté de ville à l'occasion de la visite d'un(e) souverain(e) ou de notables. Moments festifs et rituels, les entrées jouent, derrière leur fonction de divertissement, un réel rôle politique. Elles sont le théâtre éphémère du rapport de force entre élites urbaine et religieuse, entre communauté de ville et autorité ducale ou royale. La nature ou l'importance de ces cérémonies varient en fonction de l'occasion et de la qualité du personnage reçu.

Les registres de délibérations et les comptes de la communauté de ville sont des documents précieux pour reconstituer les étapes de ces cérémonies et juger de l'investissement financier et humain qu'elles représentent pour les différents corps de ville. Elles taisent cependant la participation ou les réactions de la population qui assiste à ces temps forts.

Accueilli hors de la ville close, le nouvel évêque de Rennes François Larchiver est logé à l'abbaye de Saint-Melaine où les bourgeois viennent le saluer. Le dimanche suivant son arrivée, accompagné d'un impressionnant cortège de chanoines, religieux des vingt paroisses de la ville et de trois collèges, il entame une procession qui fait d'abord étape en l'église Saint-Etienne.

C'est au pied de la "porte mordelaize" qu'a lieu son entrée physique et symbolique, face au sieur de Montbarot, capitaine et gouverneur des ville et évêché de Rennes. Cette entrée ne repose pas sur le rituel de la remise des clés connu lors des entrées princières, mais sur un serment de fidélité à l'Église et au roi et de respect des privilèges de la province et de la ville, prêté par l'évêque devant la herse fermée. La procession se poursuit ensuite jusqu'à la cathédrale où l'évêque prend pleinement possession de sa charge, auprès du recteur d'Argentré et chanoine, Pierre Ogier.


Pose de la première pierre du parlement de Bretagne

Rennes en archives en 1618

Germain Gaultier (1571-1624) est architecte de la ville de Rennes de 1609 à sa mort et le premier architecte du palais du parlement de Bretagne.

Il est l'auteur, dès 1614, des premiers plans du bâtiment, mais c'est finalement le plan modifié par l’architecte royal Salomon de Brosse qui sera réalisé. Germain Gaultier dirige cependant le chantier jusqu’à sa mort et, en tant que conducteur des travaux, pose la première pierre de l'édifice le 15 septembre 1618.


Epidémies de peste

Rennes en archives de 1624 à 1630

Lors des épidémies de peste qui sévissent à Rennes de 1624 à 1630, les malades sont regroupés dans la maison des Incurables ou de la Santé (située rue de la Santé actuelle) et la communauté de ville prend en charge les frais de médicaments pour les plus pauvres. 

Cette facture concerne divers médicaments préparés par l'apothicaire Pringuel, à base de plantes (safran, girofle, angélique) ou d'ingrédients plus étranges, comme l'huile de scorpion.


Le Voeu de Bonne-Nouvelle

Rennes en archives en 1634

Dans les années 1620-1630, une épidémie de peste fait rage à Rennes. Les mesures pour endiguer la contagion échouent. On suggère alors d'adresser un vœu à la Vierge Marie : une maquette de la ville en argent sera offerte en ex-voto à Notre-Dame si l'épidémie s'arrête ! Dès l’accalmie, la promesse est tenue et une quête est réalisée pour participer à son financement. En août 1634, c'est le sieur de La Haye, orfèvre parisien, qui livre la maquette, appelée "le Vœu", d’une vierge à l’enfant surplombant la ville. Des édifices emblématiques y sont figurés : cathédrale, abbayes Saint-Georges et Saint-Melaine, l’horloge ou encore le Parlement.

Le 8 septembre 1634, fête de la Nativité de la Vierge, une première procession parcourt la ville et entre au son de la musique et des canons, au couvent des Jacobins, pour installer la maquette dans la chapelle de Bonne-Nouvelle. Les Rennais participent avec ferveur à une grande fête de plusieurs jours avec visites aux pauvres et feux d’artifice... À partir de cette date, le Vœu, vendu en 1794 et remplacé en 1861 par une nouvelle maquette similaire, devient le support d'une cérémonie annuelle qui perdure jusque dans les années 1950.


Création de la promenade du mail

Rennes en archives en 1675

C'est au 17e siècle qu'apparaissent les premiers espaces plantés à l´extérieur des remparts. Ils contribuent à la découverte du paysage urbain et attestent du démantèlement progressif des fortifications. Aménagés au 17e siècle, le Vieux-Cours au sud et le Mail à l'ouest, sont les plus anciennes promenades de Rennes.

Les mails étaient à l'origine des espaces ombragés où se pratiquait le jeu de mail, ancêtre du croquet. Sur le modèle de mail de l'Arsenal créé à Paris en 1604, le gouverneur de Bretagne, le duc de Chaulnes, crée en 1675 un mail planté d'ormeaux et bordé par deux canaux. Il est très tôt investi par la population et devient l'endroit à la mode où il est important d'être vu. Dès 1677, il y ajoute à l'est un avant-cours, planté lui aussi d'ormeaux, dans l'alignement des plantations du mail. Au 18e siècle, la communauté de ville conforte sa vocation de promenade, en empêchant les charrettes de l'emprunter.

L'ingénieur Chocat de Grandmaison propose alors d'installer une barrière à l'entrée et prévoit, en 1783, un réaménagement de cette promenade pour la rendre plus agréable. Sur ce plan, les ormeaux son abattus et remplacés par des tilleuls et des marronniers sur l'avant-cours et des contre-allées sont créées, car "ce mail n'a pas assez de largeur pour sa longueur".

D'autres promenades ombragées sont aménagées à Rennes au cours du 18e siècle, comme le mail Donges, le mail Coquelin et les promenades de Viarmes, de la Motte et de Beaumont.


Confirmation des armoiries de Rennes

Rennes en archives en 1697

Les armoiries officielles enregistrées par Charles d'Hozier, garde de l'Armorial général de France, sont fixées moyennant une redevance, pour tout l'Ancien Régime.

Elles sont sobres, dotées de cinq hermines en chef.


Incendie du centre de Rennes

Rennes en archives en 1720

Le grand incendie de Rennes survenu en septembre 1720 va radicalement modifier le visage du centre de la ville.

Dressé après l'incendie de 1720, le plan Forestier est un projet de reconstruction et de modernisation de la ville de Rennes.

Imaginé par l'ingénieur Robelin, il prévoit un plan régulier doté de rues larges se coupant à angle droit, un parcellaire regroupé et l'aménagement de places dégagées. Il projette même la canalisation de la Vilaine qui n'interviendra qu'au 19e siècle.

Pour en savoir plus, consultez la galerie "1720, le grand incendie".


Début de la reconstruction par Gabriel

Rennes en archives en 1725

L'incendie de 1720 qui ravage la quasi totalité de la vieille ville est l'occasion de reconstruire une ville nouvelle, conforme aux idées des urbanistes du XVIIIe siècle.

Le parlement de Bretagne est alors le plus beau bâtiment de Rennes, construit par Salomon de Brosse. Pour le mettre en valeur, Jacques-Jules Gabriel tire parti de l'espace dégagé par l'incendie pour dessiner une vaste place rectangulaire conçue pour recevoir en son centre la statue équestre de Louis XIV par Coysevox. Ce plan montre les façades des maisons côté ouest de la place envisagée.


La statue équestre de Louis XIV

Rennes en archives en 1726

Depuis la Renaissance, par l’intermédiaire de l’architecture et de la statuaire, la ville a été le lieu propice de la mise en scène du pouvoir du prince dans l’espace public urbain en Europe. Louis XIV (1643-1715), ne déroge pas à cette pratique.

La statue équestre de Louis XIV est réalisée en 1688-1689 par le sculpteur du roi Antoine Coysevox à la demande des États de Bretagne. Érigée après les Révoltes du papier timbré (1685), elle doit signifier le dévouement et la fidélité de toute une province au roi. Faute de lieu approprié, elle n'est installée au centre de la place royale, aujourd’hui place du Parlement, qu’en 1726, après le grand incendie de 1720 et la reconstruction du centre.

La statue était surélevée par un piédestal orné de bas-reliefs en bronze, dont deux sont encore conservés au musée des Beaux-arts de Rennes. Le roi, à cheval, coiffé d’une perruque contemporaine mais habillé en armure à l’antique, tient dans sa main un bâton de commandement. Ses vêtements et attributs assimilent le roi à un empereur romain, à la manière de la statue équestre de Marc Aurèle conservée dans les musées du Capitole à Rome.

Texte extrait de l'exposition virtuelle "Rennes face au grand incendie de 1720", réalisée en 2021 par les étudiants de Licence 3 en Histoire de l’art et archéologie - parcours Histoire de l'art -, de l'Université de Rennes 2, sous la conduite de leur enseignant en histoire de l'architecture moderne, Monsieur Colin Debuiche. Accédez à l'exposition.


Les prémices de la Révolution

Rennes en archives en 1789

Les états de Bretagne, qui se réunissent tous les deux ans dans le couvent des Cordeliers, deviennent en 1788 le théâtre d’une lutte qui fait écho aux débats de la politique nationale.

En effet, Louis XVI s’est décidé à convoquer les états généraux, ce qui est une victoire pour les opposants à la politique du gouvernement. Mais ceux-ci se divisent aussitôt entre ceux qui estiment que les états généraux doivent se réunir selon leur forme traditionnelle et ceux qui pensent qu’il faut faire plus de place au tiers état. La même partie se joue à Rennes, où la bourgeoisie exige une réforme destinée à la voir peser davantage et à limiter l’influence de la noblesse au sein de l’assemblée provinciale.

En réponse, le 3 janvier 1789, le Conseil d'État demande aux États de se dissoudre et de reporter leur tenue au 3 février. Dans l'intervalle, Rennes connaît des journées de révolte, du 26 au 28 janvier, appelées journées des bricoles (courroies de cuir servant à la traction de charges), qui sont provoquées par les divergences d'intérêt entre la noblesse et le Tiers-État.

La Révolution couve. Dans le "Précis exact et historique des faits arrivés à Rennes les 26 et 27 janvier 1789", le Tiers livre sa version des faits.


Jean Leperdit, maire de Rennes

Rennes en archives de 1794 à 1795

Maire de Rennes de février 1794 à octobre 1795, Jean Leperdit est une figure de la periode révolutionnaire, par son refus d’accéder aux directives de Jean-Baptiste Carrier lui intimant l’exécution de nombreux suspects.

Une statue à son effigie due au sculpteur Emmanuel Dolivet est inaugurée place du Champs-Jacquet le 22 septembre 1892. C'est l’occasion pour la municipalité républicaine de célébrer à la fois le centenaire de la République, décrété fête nationale, et un de ses édiles, véritable héros local.

En savoir plus:

Levée du premier cadastre

Rennes en archives en 1809

Le cadastre est une invention révolutionnaire qui voit le jour en 1807, selon la volonté de l'empereur Napoléon 1er. Son ministre du Trésor public, le comte Mollien, est alors chargé de la création d'un instrument fiscal fiable dénombrant toutes les communes de l'Empire avec arpentage et évaluation de chaque parcelle. Une fois la parcelle évaluée, le propriétaire est imposé selon le revenu estimé.

L'ensemble des communes du département d'Ille-et-Vilaine est couvert entre 1808 et 1850. Trois documents de base sont dressés : le plan, l'état de sections et les matrices tenues à jour. Naturellement, le cadastre a été maintes fois révisé au fil des annnées et désormais accessible en ligne, pour sa version actuelle, sur le site www.cadastre.gouv.fr

Pour vous aider à utiliser le cadastre de Rennes, consultez le petit guide "Maisons rennaises à travers le cadastre".

Pour en savoir plus, consultez aussi le petit guide "Contributions, impôts et taxes. Découvrez les archivs fiscales".


Inauguration de la Croix de la Mission

Rennes en archives en 1817

Cette croix est élevée le 14 février 1817 sur les plans de l’architecte de la ville Joseph-Marie Gohier.

L’érection de cette croix, au bord de la Vilaine, commémore une mission d'évangélisation. Des missionnaires de France ont séjourné six semaines au début de l’année 1817 dans la ville afin de multiplier les prières et les sacrements. L'installation de la croix donne lieu à une grande cérémonie processionnelle dont le but, l’ordre et la marche sont fixés par le maire de Rennes, de La Marre.


Inauguration du théâtre municipal

Rennes en archives en 1836

Le théâtre de Rennes, aujourd'hui Opéra de Rennes, est l'oeuvre de l'architecte Charles Millardet. Il est inauguré le 29 février 1836 après 4 ans de travaux. 

Il offre alors une belle architecture arrondie qui épouse la forme de l'hôtel de ville construit pourtant un siècle plus tôt. Sa belle salle à l'italienne compte 642 places.

 


Premier éclairage public au gaz

Rennes en archives en 1838

Evolution urbaine majeure, l'arrivée du gaz vers 1840 à Rennes révolutionne l'éclairage public. La construction de la première usine à gaz à Cleunay permet d'alimenter, dès cette date, 51 réverbères placés dans les rues du centre-ville dont 12 pour la seule place de l'hôtel de ville.

Cette facture des établissements Landais concerne l'éclairage au gaz de la salle de la mairie.


Canalisation de la Vilaine et début de la construction des quais

Rennes en archives en 1840

La canalisation de la Vilaine figure parmi les propositions de reconstrucution de l'ingénieur Robelin après l’incendie de 1720 mais reste alors à l'état de projet. Il faut en effet attendre le XIXe siècle pour que le conseil municipal décide de lancer ce chantier.

L’ingénieur Coiqaud, alors chargé des travaux, propose l'édification d’un canal de hauts murs obligeant la rivière à suivre un nouveau cours rectiligne. De tels aménagements nécessitent la destruction de nombreuses propriétés privées et d’édifices publics (hôpital Saint-Yves, halle aux poissons...). 

La construction des quais est réalisée en deux temps. La première tranche est exécutée entre le pont de Chaulnes à l’ouest et le pont Saint-Georges à l’est, de 1841 à 1846. La deuxième, à partir de 1848, concerne les travaux entre le Mail Donges (avenue Aristide-Briand) et le Gué-de-Baud (avenue Sergent-Maginot) pour creuser un canal dans le prolongement de la Vilaine.


Première exposition régionale de Rennes

Rennes en archives en 1849

Dans la seconde moitié du 19e siècle, la ville Rennes accueille quatorze expositions régionales. La première a lieu en 1849 à la faveur de la session du congrès scientifique de France qui se tient dans la ville. Par la suite, l'organisation des expositions sera portée par la Société archéologique.

Ces expositions sont toujours l'occasion de festivités et de manifestations qui mettent à l'honneur les beaux-arts, le commerce, l'industrie ou l'agriculture.


Reprise par François-Charles Oberthür de l'imprimerie Marteville et Landais

Rennes en archives en 1852

L’imprimerie Oberthür occupe à Rennes une place particulière. Elle fut pendant près de 150 ans la plus grosse entreprise d’une ville, peu industrialisée par ailleurs.

François-Charles Oberthûr, né à Strasbourg en 1818 d’un père imprimeur-lithographe, fait ses premières armes à Paris, avant de venir s’installer à Rennes comme employé de l’imprimerie Marteville et Landais en 1838. Il devient rapidement l’associé de Landais et reprend seul, en 1852, l’imprimerie rennaise qui compte alors 18 ouvriers. 

L’imprimerie façonne alors essentiellement des travaux de villes, registres de commerce, publicités, cartes de visite ou faire-part. En 1854 cependant, Oberthür lance la production industrielle de l’almanach du facteur qui va faire la renommée de l'entreprise.

L’imprimerie se développe et a besoin de place pour ses ateliers. Elle quitte donc le centre-ville en 1869 pour faire construire une première halle par l’architecte Martenot, puis une deuxième par Jobbé-Duval en 1883.

Pour en savoir plus sur la destinée exceptionnelle de cette entreprise, parcourez le dossier "Imprimeries Oberthür, un nom encré dans les mémoires rennaises" de Jean-Baptiste Gandon.


Construction de l'abattoir municipal

Rennes en archives en 1852

La Bretagne est une grande terre d'élevage de porcs et Rennes disposait au 19e siècle d'un abattoir municipal. Construit en 1852, entre la Vilaine nouvellement canalisée et l'Arsenal, il se trouve alors au cœur d'un nouveau secteur artisanal. Ce nouvel équipement municipal a le monopole des abattages dans les limites de l’octroi et va très vite être victime de son succès. Malgré des agrandissements et aménagements nombreux de 1864 à 1950, les bouchers et charcutiers se plaignent de l'étroitesse et de la progressive dégradation des locaux. À cela s'ajoutent les dégradations dues à l'explosion du pont Malakoff à la fin de la guerre et l'élargissement, en 1951, de son périmètre aux communes périphériques (Montgermont, Saint-Grégoire, Cesson-Sévigné, Chantepie, Saint-Jacques, Vezin, Chartres et Moigné) pour répondre aux besoins de 130 000 habitants !

Finalement, c'est le maire Henri Fréville qui décide de moderniser l'abattoir et de le transférer route de Lorient en 1968. Sur un terrain desservi par la RN 24 et la voie ferrée, les halls d’abattage sont alors totalement mécanisés, avec une capacité double de celle de l’ancien. Ce transfert marque le début de la transformation du secteur de la Mabilais, devenu résidentiel et repérable à la grande tour du bâtiment France Télécom conçu par Louis Arretche. Supprimé au début des années 2000, l'abattoir municipal a été remplacé par le centre pénitentiaire de Vezin-le-Coquet en 2012.


Inauguration du palais universitaire

Rennes en archives en 1855

C'est l'architecte de la Ville, Charles Millardet qui conçoit les premiers projets de cet édifice destiné à l'enseignement supérieur dès 1838, repris par son successeur Vincent Boullé en 1846. Les travaux, financés par l'État, la Ville et le Département, commencent en 1847 et s'achèvent en 1855, avec l'inauguration de l'édifice. A partir de 1856, Jean-Baptiste Martenot, nouvel architecte de la Ville, dirige les travaux d'aménagement successifs (couverture vitrée de la cour intérieure en 1860, construction d'un amphithéâtre pour la faculté de Droit, en 1881, aménagement d'une salle de conférence pour la faculté des Lettres, en 1888).

Mais l'exiguïté des locaux et le danger de la cohabitation des collections et des différents laboratoires entraînent bientôt la construction de nouveaux bâtiments qui permettent les départs successifs de la faculté de sciences, de l'école de médecine, des facultés de droit et de lettres et de l'école des beaux-arts. 

Le bâtiment fait alors l'objet d'importantes transformations pour l'adapter à sa nouvelle et unique fonction de musée, inauguré en 1911. 


Inauguration de la première gare de Rennes

Rennes en archives en 1857

Le 26 avril 1857, Rennes fête l'arrivée du chemin de fer par une fête inaugurale de la gare grandiose ! Pour fêter l'événement, trois jours de festivités sont organisés : cavalcade costumée, défilé, caroussel, feu d'artifice et bal animent les rues de la ville.

Une véritable révolution s'amorce en effet puisque le train permet alors de relier Rennes à Paris en dix heures ! L'installation de la gare à l'extérieur du centre-ville favorise également le début du développement de la ville au sud de la Vilaine, avec l'aménagement de voies larges jusqu'à la gare, ainsi que la construction de logements individuels pour les cheminots, près des ateliers, au sud de la voie de chemin de fer.

Pour en savoir plus, consulter le dossier "La gare de Rennes, de la vapeur à la grande vitesse".


Création de la Société des régates rennaises

Rennes en archives en 1867

Sur le modèle de la Société des régates parisiennes, la Société des régates rennaises voit le jour en 1867, dans le but de "vulgariser à Rennes le goût du canotage". Cette initiative s’inscrit dans une tendance déjà perceptible à Rennes de nouveaux rapports à la nature, au corps et à l’eau (location de bateaux, baignades, pêche), au moment où la canalisation de la Vilaine vient d’être achevée dans le centre de Rennes.

Les Archives de Rennes ont réalisé en 2017 une exposition consacrée à l’histoire de cette très ancienne société sportive de Rennes, qui fêtait alors ses 150 ans d'existence !

Au rythme des saisons, des évènements politiques aux difficultés financières, des régates aux compétitions internationales, des fêtes nautiques aux initiations scolaires, découvrez la vie associative de rameurs passionnés, motivés par l’envie toujours renouvelée de faire connaître et reconnaître l’aviron.

Accédez au livret de l'exposition.


Projet de halles aux Lices

Rennes en archives en 1868

L'idée de la construction d'un marché couvert aux Lices remonte à la fin de la Restauration et au début de la monarchie de Juillet, mais le projet ne se concrétise que sous le Second Empire.

Le projet de l'architecte de la ville Jean-Baptiste Martenot de 1867, comprend deux pavillons d'égales dimensions, séparés par la place de la Trinité. Son idée est alors de placer sur un plan horizontal les deux pavillons sans nuire au point de vue. Entre 1904 et 1908, un troisième pavillon sera ajouté par l'architecte Emmanuel Le Ray, détruit lors du réaménagement de la place. 


Un kiosque au Thabor

Rennes en archives en 1875

L'histoire du kiosque est intimement liée à celle des jardins. Il est un des éléments d'une scénographie très étudiée. Inspiré du modèle oriental (pavillons chinois ou turcs) et du temple circulaire grec (ou Tholos), il fait son apparition en Europe avec la création, au 18e siècle, du jardin anglais, marqué pour un goût certain pour l'exotisme. Pendant la majeure partie du 19e siècle, le kiosque, encore appelé pavillon ou belvédère est systématiquement intégré aux modèles de jardins édités par les théoriciens.

Il faut attendre les lendemains de la guerre de 1870 pour voir se développer la mode des kiosques dédiés exclusivement à la musique. Le développement du mouvement orphéonique à partir de 1850, l'autorisation donnée en 1848 aux sociétés chorales et musicales de se produire en plein air et le rôle social qui est attribué aux kiosques par la Troisième République feront le succès de ces élégantes constructions. Lieu de convivialité et de sociabilité, le kiosque est aussi le reflet d'une idéologie. Il permet la diffusion de la musique militaire offrant à l'auditoire un loisir sain et édifiant.

À Rennes, c'est en 1875 qu'est décidée la construction du kiosque du jardin des plantes. Sa réalisation est naturellement confiée à Jean-Baptiste Martenot, alors architecte de la ville, en même temps que la grille d'entrée de la place Saint-Melaine. Son édification vient couronner l'aménagement du Thabor par les frères Bülher. Ce jardin est alors un lieu essentiel et central de promenade et de loisir pour les familles rennaises, notamment issues de la bourgeoisie. Soucieux d'assurer une bonne acoustique, Martenot demande conseil à un professeur de physique et aux chefs de musique et prend exemple sur d'autres réalisations, notamment sur le kiosque du Bois de Boulogne. Le kiosque de Rennes ne se distingue pas par son originalité mais par son exécution soignée (fines colonnettes, soubassement orné d'une frise en céramique, plafond peint), répondant aux exigences esthétiques et fonctionnelles d'une telle construction.


Adduction d'eau dans la ville

Rennes en archives de 1880 à 1882

Au milieu du 19e siècle, la ville de Rennes est alimentée en eau par quelques puits d'eau trouble et une vieille conduite de tuyaux de fer rouillé. Des porteurs d'eau assurent la distribution d'eau potable.

Dès 1880, un système d'adduction d'eau est mis en place, avec la captation de sources éloignées grâce à l'aqueduc de la Minette et aux réservoirs des Gallets. Avec 42 kilomètres de canalisations et 32 mètres de dénivelé, l'eau peut être acheminée jusqu'à Rennes. En ville, un réseau d'égouts de 27 kilomètres et de grands collecteurs sont installés.


Visite du président Félix Faure

Rennes en archives en 1896

Parti du Havre, le président parcourt les quatre départements bretons et la Mayenne entre le 3 et le 15 août 1896, pour arriver à Rennes le 11 août 1896, par le train de 16h05.

Les fêtes républicaines organisées par la municipalité sont grandioses et privilégient les manifestations de plein-air, au contact de la population. Il s’agit d’"offrir au premier magistrat de la République une réception digne de lui et de la capitale de la Bretagne."

Pendant trois jours, l’emploi du temps du chef de l’État est minuté et les Rennais et rennaises sont invités par affichage à participer largement aux festivités.


Premiers tramways !

Rennes en archives en 1897

En 1897, la municipalité rennaise met en place son premier réseau de transports en commun, avec la mise en service des Tramways électriques rennais (T.E.R.), par l'intermédiaire d'une concession, c'est-à-dire d'un contrat accordant le droit d'assurer un service public, dévolue à la Compagnie de l'Ouest électrique (C.O.E.).
La même année, ce réseau municipal est doublé d'un réseau départemental composé de trois lignes de tramways à vapeur, concédé à la Société Française de Chemins de Fer à voies étroites, compagnie qui prendra le nom de Tramways d'Ille-et-Vilaine (T.I.V.). Les T.I.V. permettent de compléter un réseau "rayonnant" autour de Rennes, en desservant les principaux points du département, non encore desservis par le train : Fougères, Châteaugiron et Plélan.


La mise en service de ces nouveaux modes de transport pose très vite des questions de circulation et de sécurité sur la voie publique où les tramways côtoient alors les piétons, les chevaux, les voitures hippomobiles et les vélocipèdes ! Ces questions agitent notamment les membres du conseil municipal lors de la séance du 28 novembre 1897. "Afin d'obvier aux accidents occasionnés par les tramways", M. Miller propose, sur le modèle de la ville du Havre, de faire installer, à l'avant des voitures du tramway électrique, "un filet protecteur métallique, ayant pour objet de recueillir les personnes se trouvant sur la voie et surprises par l'arrivée du tram." Un croquis en donne le détail.
Ce nouvel usage demande un temps d'adaptation pour les habitants et les habitantes de Rennes. Une nouvelle réglementation de la circulation est également nécessaires, afin que s'installent de nouvelles habitudes de cohabitation et de vigilance sur la voie publique.


Pour en savoir plus, parcourez la dossier en ligne "Parcourir la ville, une histoire des transports à Rennes".


Procès en révision du capitaine Dreyfus

Rennes en archives en 1899

Le 9 septembre 1899, s'achève à Rennes le procès en révision du capitaine Dreyfus.

Cinq ans plus tôt, il avait été condamné pour "intelligence avec l’ennemi", espionnage en faveur de l’empire Allemand. À l'issue d'un mois de tensions, Alfred Dreyfus est à nouveau condamné à dix ans d'emprisonnement, mais gracié dix jours plus tard.

Il faut attendre 1906 pour le voir réhabilité et réintégré dans l'armée.

Pour en savoir plus, consultez notre dossier consacré à l'affaire Dreyfus.


Les premières fêtes des fleurs

Rennes en archives en 1899

En 1899, la municipalité crée la fête des fleurs qui remplace la fête de la mi-Carême en la retardant au printemps. Chars, véhicules fleuris, musiques et groupes costumés ou folkloriques défilent sous les fenêtres des Rennais et des Rennaises. Un thème est choisi chaque année et des attractions spectaculaires sont proposées au public.

Cette manifestation disparaît en 1936 malgré une tentative de reprise en 1953. C’est dans les quartiers, par la suite, que les fêtes des fleurs sont reprises et mobilisent de nombreux bénévoles !


Première crèche municipale rue de Saint-Malo

Rennes en archives en 1902

Des crèches pour accueillir les jeunes enfants dont les mères travaillent sont mises en place au 19e siècle. D'abord étroitement liées aux paroisses et aux congrégations bénéficiant de subventions publiques, elles deviennent un sujet de préoccupation de la municipalité rennaise à la fin du siècle : c'est une promesse électorale d'Auguste Lajat en 1897. Les premières crèches municipales apparaissent à partir de 1902.

Accédez à l'exposition Cinq siècles d'histoire sociale à Rennes


Début de l'éclairage à l'électricité

Rennes en archives en 1902

Au début du 20e siècle, l’électricité connaît un essor fulgurant. Le réseau est d'abord installé dans le centre-ville et inauguré au théâtre municipal en 1902. Il commence à alimenter les quartiers qui en font la demande dès l'année suivante.

La cohabitation urbaine gaz/électricité dure cependant jusque dans les années 1920, qui voient les débuts de l’éléctrification rurale.


Début de la couverture de la Vilaine

Rennes en archives de 1911 à 1913

Avec l’arrivée des chemins de fer, la Vilaine perd son rôle d'axe de transport fluvial.

À la suite des travaux de canalisation, la municipalité décide de réaliser un jardin public de grande importance devant le Palais du commerce, masquant entièrement la rivière. La technique du béton armé permet cette couverture entre le pont de Berlin et le pont de Nemours entre 1911 et 1913.


Incendie du palais du commerce

Rennes en archives le 29/07/1911

Le Palais du commerce, abritant depuis 1890 l'hôtel des Postes et centre des Télécommunications de la ville de Rennes, ne connait son achèvement qu'en 1929.

Le 29 juillet 1911, la foudre s'abat en effet sur le monument en cours d'achèvement et un grand incendie ravage la toiture, le troisième étage du bâtiment central ainsi que son aile droite.


Inauguration du Panthéon rennais

Rennes en archives en 1922

Au lendemain de la Première Guerre mondiale, la municipalité s’investit, aux côtés des associations, pour rendre hommage aux soldats morts pour la France. Le monument du Souvenir français qui souligne l’entrée du carré militaire du cimetière de l’Est, est le premier lieu de recueillement et de cérémonie, où se déroulent d’ailleurs, dès le 25 novembre 1915, des cérémonies en l’honneur des morts pour la Patrie. Plusieurs tombes de soldats étrangers alliés et allemands morts pendant la Première Guerre s’y trouvent aujourd’hui réunies. La cérémonie nationale du 14 juillet 1919 organisée à Paris, puis en province le 3 août suivant, fête encore la victoire mais consacre une large part des discours à l’évocation du souvenir de la guerre et de ses atrocités. Il s’agit de travailler à la paix et d’associer les jeunes générations qui doivent "connaître l’histoire de 1914 mieux que [leurs] aînés ne savaient celles de 1870 [...] pour être toujours en éveil, toujours attentifs, toujours vigilants."

Ce devoir de mémoire est également au cœur du projet de Panthéon rennais que Jean Janvier soumet au conseil municipal dès le 18 novembre 1918 pour "qu'il ne soit jamais oublié que la Gloire de la France est faite du courage et du stoïcisme de ses enfants des diverses provinces et […] veiller à ce que l'on sache que ceux de Bretagne, ceux de Rennes n'ont cédé leur place à personne au Champ d'Honneur"(1 D 152). La salle d’attente des mariages accueille un lambris décoratif créé par l’architecte Emmanuel Le Ray et mis en valeur par la frise peinte de Camille Godet, ancien élève de l’École des beaux-arts de Rennes, revenu blessé du front. Lors de l'inauguration du Panthéon rennais le dimanche 2 juillet 1922, deux concerts de musique militaire rythment la soirée, au pied de l'hôtel de ville et du théâtre dont les façades sont illuminées, pour la première fois, par l'éclairage électrique !

Pour en savoir plus, lisez "Le Panthéon rennais, symbole au cœur de la Mairie" de David Bensoussan, in "Place Publique", n°30, juillet-aout 2014.

Ecoutez également le podcast Raconte-moi Rennes, "Le Panthéon rennais".


Inauguration ds halles centrales

Rennes en archives en 1923

À l'emplacement de l'ancienne halle aux blés, construite au XIXe siècle par l'architecte Gohier, la municipalité décide en 1912 de construire une nouvelle halle répondant aux exigences de salubrité et d'hygiène alors en vogue. Le projet de l'architecte de la ville, Emmanuel Le Ray, est ambitieux : la nouvelle halle occupera une surface de 3 900 m². Mais les travaux à peine commencés sont interrompus par la guerre. En 1916 cependant, la ville achète les immeubles place de la Halle-au-Blé et rue Vasselot pour dégager une place devant la future halle. Le chantier reprend en 1921 : les travaux sont menés tambour battant et Emmanuel Le Ray livre ce nouvel équipement en 1922. Les sont halles inaugurées au mois de mai 1923.

Baptisées "centrales" pour les différencier de leurs aînées des Lices, ces halles se composent de trois bâtiments agencés autour d'une cour intérieure. Caractérisées par un parti coloré fait de briques jaunes et blanches soulignées par des filets de briques rouges, elles sont ornées d'un décor soigné en grès flammé.

La criée municipale, située dans l'aile nord du bâtiment et dont l'inscription figure au fronton en mosaïque Odorico, est, depuis la seconde moitié du XXe siècle, reconvertie en centre d'art contemporain.


Funérailles de Jean Janvier

Rennes en archives en 1923

Suite à son décès survenu le 26 octobre 1923, la municipalité reconnaissante, décide d'organiser des funérailles solennelles à Jean Janvier, maire de Rennes depuis 1908  : "La population tout entière voudra s'associer par sa présence à la manifestation de sympathie et de regret bien due à celui qui, dans l'histoire de Rennes, conservera le titre de "Rénovateur de la Cité" (Ch. Laurent, premier adjoint, 27/10/1923, I 115).  Les funérailles ont ainsi lieu le 30 octobre 1923. Le programme est annoncé et détaillé par voie de presse le jour même, notamment dans les journaux Les Nouvelles Rennaises qui revient sur l'œuvre de Jean Janvier, et dans L'Ouest-Éclair.

On y apprend notamment le détail de l'itinéraire du convoi funéraire, dont le départ est programmé à 9h30 de la maison mortuaire (16, rue Dupont-des-Loges), pour passer ensuite dans l'avenue de la Gare, puis quai Émile-Zola, pont Jean-Jaurès, quai Lamartine, quai Duguay-Trouin, place de la Mission, rue de la Monnaie, rue de Toulouse, rue Lafayette, rue d'Estrées, place de la Mairie, rue d'Orléans, quai Lamartine, quai Châteaubriant, pont Saint-Georges, avenue de la Gare, rue Saint-Hélier, faubourg Saint-Hélier, et enfin, avenue du cimetière de l'Est. Sur cette image, le cortège passe devant la cathédrale Saint-Pierre de Rennes.

Afin de marquer le deuil général, le conseil municipal décide "que sur tout le parcours les candélabres seront voilés de crêpe et éclairés". De plus, l'hôtel de Ville, ainsi que les commerces sur l'itinéraire du convoi seront fermés.

Très vite, par délibération du 19 décembre 1923, le conseil municipal de Rennes donnera à l'une des plus importantes voies de Rennes, l'avenue de la Gare, le nom d'avenue Janvier : "Messieurs, en témoignage de reconnaissance et pour rendre un hommage public à la mémoire du remarquable administrateur qui, pendant plus de quinze années, depuis mai 1908, a consacré toute son intelligence et son inlassable activité au développement et à l'embellissement de cette ville de Rennes qu'il voulait rendre, par son renom et son prestige, la vivante capitale de la Bretagne, le Conseil municipal, réuni en séance plénière privée, le vendredi 2 novembre dernier, a décidé à l'unanimité de donner à l'avenue de la Gare, le nom de : avenue Janvier (maire de Rennes)."

Découvrez aussi la frise "Quelques maires de Rennes".


Première fête de la jeunesse

Rennes en archives en 1925

La fête de la jeunesse des écoles publiques, née en 1925, a poursuivi son existence jusqu'en 2004. Elle a marqué plusieurs générations d’élèves, d’enseignants et de parents et elle appartient, incontestablement, au patrimoine scolaire, sportif et culturel de la ville de Rennes. Elle témoigne aussi de l’implantation très forte du Cercle Paul-Bert à Rennes, seule grande association laïque à faire face aux patronages catholiques.

Pour en savoir plus, parcourez l'exposition La fête de la jeunesse à Rennes.


Inauguration de la Maison du Peuple

Rennes en archives en 1925

Jean Janvier, maire de Rennes, au cours du conseil municipal du 15 décembre 1919 justifie que "la classe ouvrière s’est trop bien comportée pendant la guerre pour qu’à son tour le conseil municipal ne lui témoigne son très vif intérêt et [...] sa pleine confiance." La municipalité vote alors le principe de la construction d’une salle de réunion pouvant accueillir 1 600 personnes, dont 500 assises. Emmanuel Le Ray, architecte municipal, est chargé d'élaborer les plans.

Le projet comprend la construction d’un bâtiment. Outre la tenue de rassemblements ouvriers, la salle doit également accueillir des activités culturelles : représentations théâtrales, musicales et cinéma. L’aménagement d’une scène et d’une cabine de projection de films répondent à ces besoins. L’habillage des murs extérieurs, la polychromie de matériaux – schiste pourpre des rives de Vilaine et briques – témoignent du style de l’époque. On peut aussi lire sur la façade principale l’inscription dans la pierre blanche "Maison du Peuple", au-dessus de l’entrée principale.

L'inauguration de la Maison du Peuple a lieu le 19 avril 1925. Oscar Leroux, adjoint au maire, déclare au conseil municipal du 30 janvier 1929 : "cette réalisation sera, comme vous l’avez voulu, digne de la classe ouvrière rennaise dont la collaboration (…) nous fut si précieuse pour l’organisation de nos œuvres de guerre, et dont les efforts incessants tendent à élever chaque jour davantage le niveau intellectuel et moral des travailleurs rennais."

Un concert et la projection d'un film encadrent la cérémonie officielle et les discours du préfet et de Léon Jouhaux, secrétaire général de la CGT le 18 avril 1925 dans la salle comble de la Maison du Peuple.

Pour en savoir plus sur l'histoire de la Maison du peuple, parcourez la frise "De la Maison du peuple à la salle de la Cité".


Inauguration de la piscine Saint-Georges

Rennes en archives le 04/07/1926

Avant la construction du bâtiment, la natation se pratiquait à Rennes dans la Vilaine ou le canal d’Ille-et-Rance. Cette première piscine municipale est donc très attendue des associations mais sa réalisation est retardée par la Grande Guerre.

Au lendemain du conflit, malgré l'opposition d'une partie de l'opinion, le maire Jean Janvier confie la réalisation d'une piscine municipale à l'architecte Emmanuel Le Ray. Elle est inaugurée en 1926.

Dotée de bains-douches et de mosaïques faciles à nettoyer, elle répond aux préoccupations hygiénistes de l’époque. Son magnifique décor en fait encore un des édifices les plus connus de Rennes, classé monument historique depuis 2016.


Construction du Foyer rennais

Rennes en archives de 1928 à 1933

L’Office municipal des habitations à bon marché de la ville de Rennes est créé le 21 avril 1920 afin de construire des logements pour la population ouvrière. Réalisé entre 1928 et 1933, le Foyer rennais situé au sud de la voie ferrée, à l’angle de la rue de Nantes et de la rue Ange-Blaize, est la première construction sociale de Rennes. Cette cité-jardin est composée de 13 petits immeubles de deux ou trois étages, représentant 160 logements. Simples et à prix modérés, les appartements du Foyer rennais sont destinés aux familles des ouvriers de l'arsenal et de la gare. L’architecture du Foyer rennais est un exemple unique à Rennes.

Pour en savoir plus, consultez le dossier en ligne "100 ans de logement social à Rennes", d'Anna Quéré, Rennes Métropole, juillet 2019.


Destruction de la statue de la niche de l'Hôtel de Ville

Rennes en archives en 1932

L'inauguration du groupe statuaire célébrant l'union de la Bretagne à la France dans la niche de l'Hôtel de Ville a lieu le 29 octobre 1911.

Oeuvre du sculpteur Jean Boucher, cette statue représente au premier plan, la duchesse Anne de Bretagne, agenouillée devant le roi Charles VIII, assis sur son trône, qui se penche pour l’embrasser.

Cette représentation suscite des protestations des milieux régionalistes, offusqués par l’attitude de soumission de la future reine. La polémique perdure jusqu’au dynamitage de la sculpture, dans la nuit du 6 au 7 août 1932, par le groupuscule nationaliste Gwenn ha Du. Depuis ce jour, la niche est restée vide.


Ouverture du parc de Maurepas

Rennes en archives en 1936

Le plan d'aménagement, d'extension et d'embellissement de la ville établi en 1928 prend en compte de nouveaux besoins et réserve dans le secteur de Maurepas, un espace pour un parc d'un nouveau type.

D'une superficie de 5,5 hectares, ce parc est dessiné par l'entreprise Moser de Versailles pour permettre aux familles qui ne peuvent aller à la campagne d'amener leurs enfants dans des espaces conçus pour courir et s'amuser.

Une partie du parc est ainsi aménagée en aire de jeux entourée d'une piste cyclable, jouxtant des bassins aujourd'hui détournés de leur fonction de pateaugeoire.


Occupation de la ville par les Allemands

Rennes en archives le 18/09/1940

Les Allemands font leur entrée à Rennes le 18 juin 1940. L'administration allemande requisitionne de nombreux bâtiments publics et la Wehrmacht occupe pratiquement toutes les casernes de la ville.

Très rapidement apparaissent les premiers actes de sabotage. Le 21 août 1940, un câble militaire est sectionné entre la rue Duhamel et l'avenue Louis-Barthou par le jeune mécanissien Marcel Brossier. La réaction allemande ne tarde pas. Condamné à mort le 12 septembre, il sera le premier Rennais fusillé Butte de la Maltière, le 17 septembre 1940.

Pour en savoir plus, consultez notre dossier "Rennes dans la Deuxième Guerre mondiale"


Libération de Rennes

Rennes en archives le 04/08/1944

Suite au débarquement du 6 juin 1944, les troupes alliées progressent rapidement sur le territoire français, appuyées par la Résistance et les Forces françaises de l'intérieur (FFI). Arrivée d'Avranches, l'armée américaine stationne aux portes de Rennes au début du mois d'août, au lieu-dit Maison-Blanche, bloquée par la DCA (défense contre l'aviation) allemande. S'engage alors un rude combat qui va durer trois jours.

Pendant ce temps, dans le centre de Rennes, on attend fébrilement, alors que des obus américains tombent ponctuellement pour inciter les Allemands à fuir. C'est finalement dans la nuit du 3 au 4 août que le colonel König, commandant allemand de la place de Rennes, reçoit l'ordre d'évacuer. Les troupes de l'occupant quittent alors la ville dans la précipitation.

Le balcon de l'hôtel de ville est orné des drapeaux français et américains. Tandis que le nouveau pouvoir, installé la veille, accueille les militaires, Rennais et Rennaises affluent place du Maréchal-Pétain (actuelle place de la Mairie) pour chanter et danser leur liberté reconquise et acclamer les libérateurs américains.

Mais l'enthousiasme et l'euphorie de cette journée ne doivent pas faire oublier la face sombre de la Libération. Tout d'abord, le départ funeste, dans la nuit du 2 au 3 août, d'un ultime convoi de déportés, appelé le "train de Langeais", emmenant à son bord des prisonniers de guerre et des résistants. D'autre part, la destruction par les Allemands, juste avant leur départ, des ponts enjambant la Vilaine. Enfin, alors que chacun s'empresse de faire disparaître les traces visibles de l'occupation nazie, commencent déjà la traque et les arrestations sauvages de celles et ceux qui sont soupçonnés d'avoir collaboré avec l'occupant.

Pour en savoir plus, écoutez le podcast de Rennes Métropole "Libération de Rennes. Il y a 80 ans, la chute de Maison-Blanche", durée 13:41.


Henri Fréville élu maire de Rennes

Rennes en archives en 1953

Né à Norrent-Fontes (Pas-de-Calais) de parents instituteurs, Henri Fréville arrive au lycée de Rennes comme professeur d'histoire en 1932. Après avoir été fait prisonnier en Allemagne, il rentre à Rennes en 1943 et entre dans la Résistance. A la Libération, il est nommé directeur régional de l’information. Enseignant à l’université dès 1949, il obtient la chaire d’histoire économique et institutionnelle après avoir soutenu en 1952 une thèse sur l’intendance de Bretagne (1689-1790). 


Elu maire en 1953, il le restera jusqu’en 1977. Ses mandats municipaux ont coïncidé avec une période de croissance démographique et d'aménagement urbain sans précédent pour Rennes. Il fut aussi président du Conseil général et sénateur d’Ille-et-Vilaine.


Construction de la cité d'urgence de Cleunay

Rennes en archives en 1954

La crise du logement des années 1950 pousse la Ville de Rennes à construire la cité d'urgence de Cleunay suite à l'appel de l'abbé Pierre en février 1954. 

Quarante pavillons aux équipements sommaires sont très rapidement construits, en partie grâce à la générosité publique. Après la cité d'urgence, l'urbanisation de Cleunay se poursuit. Le premier quartier à grands ensembles de Rennes s'élève.

Pour en savoir plus sur l'histoire du quartier Cleunay / Arsenal-Redon / La Prévalaye, écoutez les parcours sonores du projet Regards Neufs.


Premiers jumelages

Rennes en archives en 1956

Si la France est pionnière dans l’action internationale des collectivités territoriales, Rennes est, elle aussi, précoce pour s’engager sur la voie des jumelages.

Le mouvement de coopération internationale s’amorce après la Deuxième Guerre mondiale avec des villes des pays alliés : c’est ainsi que naît le premier jumelage de Rennes avec la ville d’Exeter (Royaume-Uni) en 1956. Rennes est ensuite la première ville française à jumeler avec une ville américaine. Le jumelage avec Rochester (États-Unis) est engagé en 1958, symbole de reconnaissance envers les libérateurs américains de Rennes et d'un attachement commun aux idéaux démocratiques.


Un scrutin historique !

Rennes en archives en 1962

Suite au referendum du 28 octobre 1962 modifiant les modalités d’élection du chef de l’État, l'élection du président de la République française au suffrage universel direct est organisée pour la première fois les 5 et 19 décembre 1965. Pour ce scrutin qualifié d'historique par L'Ouest-France du 5 décembre, plus de 28 millions de citoyens et citoyennes (15 millions de femmes et 530 000 électeurs des Départements et Territoires d'Outre-mer) sont attendus aux urnes pour désigner le président pour un mandat de 7 ans !

Autre grande première, cette campagne électorale a été marquée par l'utilisation de "moyens nouveaux et modernes", en particulier la télévision, qui équipe alors environ 40 % des foyers français.  A la veille du second tour, les ultimes allocutions radio-télévisées des deux candidats sont d'ailleurs intégralement retranscrites en page 4 de L'Ouest-France du samedi 18-19 décembre afin de les rendre accessibles à tous et toutes.

Six candidats s’affrontent au 1er tour : Marcel Barbu, Charles de Gaulle, Jean Lecanuet, Pierre Marcilhacy, François Mitterrand, Jean-Louis Tixier-Vignancourt. À l’issue du 2e tour, Charles de Gaulle l’emporte sur François Mitterrand avec un peu plus 55 % des voix. En Ille-et-Vilaine son score s'élève même à 67,62 % des voix.

Vous pouvez retrouver les affiches, tracts, professions de foi de chacun des candidats dans les dossiers préfectoraux conservés aux Archives départementales d'Ille-et-Vilaine. Aux Archives de Rennes, vous pouvez consulter les listes électorales de cette élection sous la cote 118 W.

Le document présenté ici est la communication du maire de Rennes, Henri Fréville, au conseil municipal le 29 octobre 1965, concernant l'organisation de cette campagne électorale pas tout à fait comme les autres !


Ouverture de l'usine Citroën

Rennes en archives en 1962

Inaugurée le 10 septembre 1960 par le général de Gaulle, l’usine Citroën de la Janais située à Chartres de Bretagne, au sud de Rennes, constitue un symbole de décentralisation industrielle.

La première voiture sortie de l’usine le 24 avril 1961 est la Citroën Ami 6. Ce modèle, écoulé à plus d’un million d’exemplaires sera le plus vendu en France en 1966. 

Visitez en images les usines Citroën à Rennes grâce à l'INA : Extrait du journal télévisé de 13h du 6 juin1964, durée 01:41, sujet muet.


La grande crue de 1966

Rennes en archives le 26/10/1966

La grande crue de 1966 reste une date gravée dans la mémoire des Rennais. Au matin du 26 octobre, la capitale bretonne se réveille les pieds dans l'eau. Des pluies diluviennes (près de 90 mm en deux jours) ont fait sortir la Vilaine et ses affluents de leurs lits.

Depuis, de nombreux aménagements ont été réalisés pour prévenir les inondations. Les conditions sont aujourd'hui réunies pour que l'Ille et la Vilaine reprennent leur place naturelle au cœur de Rennes et participent pleinement à la vie de la cité.


Inauguration de la Maison de la culture

Rennes en archives en 1968

En 1949, Georges Goubert, Guy Parigot et Hubert Gignoux fondent le Centre dramatique de l'Ouest, 4ème Centre dramatique national. Dirigé par Hubert Gignoux, puis co-dirigé par Georges Goubert et Guy Parigot, il devient, en 1957, la Comédie de l'Ouest.

La Maison de la culture de Rennes est fondée en 1968, après une période de préfiguration. Elle fonctionne jusqu'en 1974 grâce à une direction commune avec la Comédie de l'Ouest : Georges Goubert et Guy Parigot.

Le Théâtre National de Bretagne (TNB) voit le jour en 1990, de la fusion du Centre dramatique et de la Maison de la culture.


"Le Rennais", publication municipale

Rennes en archives en 1969

Accédez à l'intégralité du numéro.

Le premier numéro du journal municipal "Le Rennais" sort en mai 1969.

Dans son édito, le maire de Rennes, Henri Fréville, revient sur les raisons de cette nouvelle publication municipale : "Au cours des quinze dernières années, la ville de Rennes a connu la mutation la plus importante de son histoire. Elle s'est profondément transformée dans ses structures, dans son étendue, dans sa population, dans ses activités.[…] "Le Rennais" a été  précisément conçu par le conseil municipal pour informer nos concitoyens de tout ce qui est susceptible de les intéresser, pour porter à leur connaissance les décisions et mesures qui les concernent, leur exposer les projets en cours de réalisation ou en instance, en un mot pour les associer aussi étroitement que possible au devenir de la ville qu'ils habitent."

En mars 2011, "Le Rennais" change de nom, de ton et de format pour devenir le magazine "Les Rennais".


Visite du général de Gaulle à Rennes

Rennes en archives le 31/01/1969

Le général de Gaulle a fait plusieurs visites à Rennes. En 1969, il fait escale dans la capitale bretonne pendant un voyage de plusieurs jours en Bretagne.

La réforme régionale en projet est alors le thème principal de sa visite. Le général ne fait qu'un bref discours mais se déplace, accompagné d'Henri Fréville, pour visiter le quartier de Bourg l'Évêque en complète rénovation et monte à bord d'un hélicoptère pour voir l'expansion de la ville et ses travaux en cours.


Inauguration du bâtiment des Archives municipales

Rennes en archives le 27/06/1969

Le 27 juin 1969, le bâtiment des Archives de Rennes, situé au 18 avenue Jules-Ferry, est inauguré par Henri Fréville, député-maire de Rennes et président du conseil général.

Ce bâtiment, pratique et fonctionnel, est réalisé par les architectes parisiens Yves et Béatrice Levard, prix de Rome. Il est spécialement conçu pour regrouper et conserver les archives modernes et anciennes, gérées dès lors par un service municipal à part entière, dirigé par l'archiviste Annette Le Goff. Son architecture atypique prône la modernité et l'efficacité, avec une aile destinée à l'administration et une autre, en forme de pont, dédiée à la conservation des documents. La ville de Rennes dispose alors d'un équipement spécifique, adapté à la conservation des archives et à leur communication.

Pour en savoir plus, consultez l'exposition "Les Archives, toute une histoire" réalisée en 2019, à l'occasion des 50 ans du bâtiment, 


Création du District urbain

Rennes en archives en 1970

Lors de la remise du « Prix de l’expansion » à la Ville de Rennes le 14 octobre 1967, Henri Fréville évoque pour la première fois l’idée d’une coopération intercommunale de l’agglomération rennaise sous la forme d’une communauté urbaine, comme le prévoit la loi du 31 décembre 1966. À Rennes, les maires des communes alentours sont encore réticents à cette idée, car le projet est jugé démesuré.

La question de la coopération intercommunale se pose deux ans plus tard à travers deux aspects : la création d’un pôle universitaire et de recherche dans l’agglomération rennaise et la forte croissance démographique de Rennes et des communes environnantes. On prend progressivement conscience de la nécessité de mettre en place une structure intercommunale pour développer et coordonner l’urbanisation rennaise.

Le District urbain de l’agglomération rennaise est créé le 9 juillet 1970. Les élus optent pour cette forme juridique souple, compromis entre le syndicat de communes et la communauté urbaine, qui n'impose que deux compétences obligatoires : la gestion des services de lutte contre l’incendie et le service au logement.

Pour en savoir plus, consultez la galerie en ligne : "50 ans d'intercommunalité à Rennes"


La Z.A.C. Patton

Rennes en archives de 1970 à 2022

Du projet de pénétrante Nord à la coulée verte, des maison-gradins aux maisons Tournesol, du groupe scolaire Jules-Isaac au centre commercial de la Héronnière, connaissez-vous l'histoire de la Z.A.C. Patton ? Première des 29 zones d'aménagement concerté de Rennes, ce projet d'aménagement expérimental et original a été clôturé en 2022 !

À la fin des années 1960, la ville de Rennes entreprend la réalisation d'une zone d'aménagement concerté dite "Z.A.C. - Patton" couvrant la totalité des terrains non encore urbanisés situés au nord-est de l'agglomération rennaise. La création de cette Z.A.C. est prononcée par arrêtés préfectoraux des 21 octobre 1970 et 6 avril 1973 et prévoit, en complément des quartiers d'habitat collectif de Maurepas-Le Gast, la réalisation de logements individuels ainsi que d'équipements scolaires, commerciaux, socio-éducatifs et 17 ha d'espaces vert, indispensables au quartier. Délimitée par la rocade au nord, le parc des Gayeulles à l'est, les quartiers du Gast, de la Motte Brulon, le Centre d'insémination artificielle (URCEO) et le boulevard d'Armorique au sud et le canal d'Ille-et-Rance à l'ouest, la Z.A.C. Patton verra son périmètre un peu modifié pour s'étendre sur 200 ha, mordant en partie sur la commune de Saint-Grégoire.

A l'occasion de l'exposition "1970-2022 : 52 ans de création des quartiers de La Bellangerais et Saint-Laurent" réalisée par la Direction de l'aménagement de Rennes Métropole, une livret-guide a été réalisé pour vous permettre de découvrir les constructions et sites remarquables, en libre promenade, via les nombreux chemins qui sillonnent et relient les quartiers. Accédez au guide


Inauguration de la piscine de Bréquigny

Rennes en archives en 1971

Lors de la séance du conseil municipal du 29 avril 1949, sous le mandat du maire Yves Milon, l'acquisition du domaine de Bréquigny est adoptée qui occupait alors une bonne partie du territoire sud-ouest de Rennes. L'objectif de cette acquisition est de créer trois équipements publics, pour répondre aux besoins des nouveaux habitants du sud de Rennes, dans un contexte de croissance démographique forte : un stade omnisport, un grand parc public et un internat public de jeunes filles. L'emprise s'étend approximativement du boulevard Albert-1er au nord, à l'actuelle rue d'Angleterre au sud, à l'actuelle avenue Georges-Graff à l'ouest, et à l'actuelle rue de Belgique à l'est.

C'est ainsi qu'un vaste complexe sportif est créé dans les années 1960. Il regroupe aujourd'hui un dojo, une piscine olympique, une salle multisports, deux gymnases, une piste d’athlétisme synthétique, cinq terrains de football en herbe et synthétique, une salle de sports acrobatiques, des courts de tennis extérieurs et une salle de musculation.

La création de la piscine, située au nord-ouest du domaine de Bréquigny, au n°10 du boulevard Albert-1er, a été adoptée par le Conseil municipal de Rennes le 9 juin 1961. Elle s'inscrit dans une démarche de préparation olympique liée au Plan de rénovation du sport français voulu alors par l'État.

Dotée d'un bassin olympique et d'un bassin d'apprentissage, cette piscine est officiellement inaugurée le 30 janvier 1971 par le maire de Rennes Henri Fréville.

Après des travaux de rénovation en 2008, la piscine se voit ajouter dix ans plus tard un bassin nordique extérieur non couvert composé de 10 lignes de 50 m. Elle devient alors le deuxième équipement de France par son espace de nage, faisant passer la pratique de la nage de 330 00 nageurs à 570 000 par an.

Découvrez l'exposition réalisée en 2023 par les Nouveaux Commissaires : "Rétro Bréquigny".


Edmond Hervé élu maire de Rennes

Rennes en archives en 1977

Portrait d'Edmond Hervé, le nouveau maire socialiste de Rennes. Professeur de Droit, il est surnommé le "Saint Just breton". Son ambition est alors d'établir une nouvelle relation démocratique entre la population et le pouvoir municipal. Durée : 3 min 4 sec - Date de diffusion : 21 avril 1977 - Source : Ina.fr


Femmes en lutte !

Rennes en archives en 1978

Cette photographie témoigne de la lutte des ouvrières de la Société parisienne de lingerie indémaillable (SPLI) qui lèvent la tête et le poing, à la fin des années 1970, pour la défense de leurs droits et de leur emploi. Thierry Loriol, ouvrier et délégué du personnel de la SPLI participe alors activement aux manifestations et à l'occupation de l'usine lorsqu'est annoncée sa liquidation en juin 1978. Il a donné à la Ville de Rennes entre 2016 et 2018 une partie des documents retraçant l'histoire de ce mouvement social. Ils sont conservés sous la cote 58 Z.

Ces archives variées (photographies, montages audiovisuels, affiches, tracts, diapositives…) complètent les documents donnés par l'association Histoire du féminisme à Rennes (10 Z 288). Elles témoignent de la façon dont ces femmes, courbées sur leurs machines à coudre mais aussi dans la société, se sont organisées pour entrer en lutte. Leur combat n'a malheureusement pas été couronné de succès mais a permis, pour beaucoup d'entre elles, d'agir, de s'exprimer, de manifester, d'exister, de prendre des décisions individuelles et collectives. 

Pour aller plus loin, consultez la galerie de documents dédiée à SPLI.


Création des Trans Musicales

Rennes en archives en 1979

L'association rennaise Terrapin organise en juin 1979 à la salle de la Cité, les premières Rencontres Trans Musicales de Rennes.

En 1985, Terrapin disparait et l’Association Trans Musicales (ou A.T.M) voit le jour, exclusivement centrée sur l'organisation du festival qui réunit chaque décembre, depuis plus de 40 ans, les amateurs de musiques actuelles.

Pour en savoir plus, consultez le site Mémoire de Trans.


Création du festival "Les Tombées de la Nuit"

Rennes en archives le 01/07/1980

Le festival "Les Tombées de la nuit", créé par la Ville de Rennes et l'office de tourisme-syndicat d'initiatives en 1980, est né de la volonté de promouvoir la création culturelle bretonne et d'animer la ville en période estivale, en espérant toucher de nouveaux publics attirés par le spectacle vivant en plein air.

Après vingt années d’existence dans le giron de l’office du tourisme de Rennes, "Les Tombées de la Nuit" se métamorphosent en association loi 1901 et redeviennent, en 2003, un "jeune festival".

Depuis 2016, la programmation s'étend au-delà de l'été pour proposer des rendez-vous artistiques toute l'année dans le cadre des "Dimanches à Rennes."

Pour en savoir plus, consultez le site de l'association Les Tombées de la Nuit.


Ouverture de la Technopole Rennes-Atalante

Rennes en archives en 1984

Rennes Atalante est une technopole qui regroupe l'ensemble des acteurs technologiques et scientifiques (entreprises de haute technologie, laboratoires privés, universités...) de l'agglomération de Rennes et de Saint-Malo et plus largement, du département d'Ille-et-Vilaine.

Créée en 1984 par Rennes Métropole, la technopole porte le même nom de l'association, qui a pour mission de contribuer au développement économique par l’innovation. Elle se déploie sur cinq sites situés à proximité des campus universitaires et accueillant plus de la moitié des adhérents de la technopole. Le site principal est situé à l'est de Rennes, à Rennes Atalante Beaulieu. Les autres sites sont Rennes Atalante Villejean, Rennes Atalante Champeaux, Rennes Atalante Ker-Lann (Bruz) et Atalante Saint-Malo, situé à Saint-Malo.


Inauguration du centre culturel Le Triangle

Rennes en archives en 1985

Inauguré le 2 mars 1985, le centre culturel Le Triangle est alors le plus grand équipement de quartier et le symbole de la politique socioculturelle rennaise.

Edifié sur un délaissé de terrain en forme de triangle, la conception du bâtiment est le fruit du travail conjoint des habitants, de la Ville et de l'architecte Jean Le Berre, remplacé à son décès par Armel Pellerin.

Le Triangle dispose alors d'une grande salle de spectacle de 600 places, d'un studio d'enregistrement et de salles polyvalentes ouvertes aux associations de quartier. Un vaste hall ouvre sur une salle d'exposition et la grande halle couverte en exterieure offre un lieu de spectacle unique en son genre. Enfin, Le Triangle abrite aussi la première médiathèque de Rennes qui fait une large place au prêt de cassettes, vidéocassettes et disques.

 


Installation de l'œuvre de Nissim Merkado, "Degré"

Rennes en archives en 1987

C'est en cherchant des photographies sur les quartiers de Rennes que cet ektachrome réalisé par Michel Ogier a été redécouvert. On y distingue un rectangle de pierre claire, en équilibre sur un angle, dont l'espace intérieur est traversé par un rayon lumineux rouge.

Cette sculpture originale intitulée "Degré", réalisée en 1987 dans le cadre de la commande publique, est l'œuvre de l'artiste Nissim Merkado. Plus de 70 œuvres d'art sont ainsi disséminées sur l'espace public pour mettre l’art à la portée de tous et participer au rayonnement de la Ville !

À l'intersection de l'avenue de la Touraudais et de l'allée Victor Grignard, cette œuvre monumentale et dépouillée, de plus 8 mètres de haut, a été installée dans le quartier de Beaulieu-Atalante. Elle s'inscrit alors au cœur de la toute nouvelle technopole Rennes Atalante créé en 1984 par Rennes Métropole pour favoriser les synergies entre les entreprises et les établissements de recherche et d'enseignement supérieur.

Nissim Merkado parle ainsi de son œuvre : "Degré est la pesanteur d'une réflexion, celle qui incarne l'inquiétude mais aussi celle qui perçoit la lumière vers laquelle la pensée éprouve son identité abstraite."

Sources : "Catalogue La Commande publique 1982-1995", Ville de Rennes, 1995. Archives de Rennes, BP 224. "40 œuvres dans la ville". Guide de l'art public à Rennes, Ed. Ville de Rennes, 2011. Archives de Rennes, R2-531.

Pour en savoir plus, consultez la page "L'art dans la ville" sur le site de Rennes Métropole.


Création de l'Orchestre de Bretagne

Rennes en archives en 1989

L'orchestre de Bretagne est créé en 1989 à l’initiative du Conseil régional. L’Etat, les villes de Rennes et de Brest sont associées à sa création.

La première saison est constituée de neuf programmes et de vingt-six concerts, dans dix villes de Bretagne. La Direction est alors assurée par Claude Schnitzler, déjà directeur musical de l’Orchestre de Rennes.


Inauguration de la deuxième gare de Rennes

Rennes en archives le 18/11/1991

Une seconde gare est créée en 1991 par l'architecte Thierry Le Berre, pour la mise en service du TGV Atlantique. 

Elle est accompagnée d'un ensemble immobilier de bureaux et de services et des correspondances avec les autres systèmes de transport la prolongent (gare routière, accès métro prévu). Plus spacieuse, elle prend la forme d'une dalle surplombant les voies et permet une liaison avec le quartier Sud-gare.

Pour en savoir plus, consultez le dossier "La gare de Rennes, de la vapeur à la grande vitesse".


Incendie du parlement de Bretagne

Rennes en archives du 04/02/1994 au 05/02/1994

Evénement de triste mémoire pour les Rennais, l’incendie du parlement survient dans la nuit du 4 au 5 février 1994.

Les Archives de Rennes lui ont consacré une exposition en 2016 intitulée "Le parlement, un phénix breton. Récit photobgraphique, 1994-2004." À travers une sélection de photographies issues de la photothèque de la Ville de Rennes, revivez les heures qui précédèrent le drame, le combat des pompiers devant les Rennais abasourdis, les premiers gestes pour sauvegarder les oeuvres d’art, puis le travail minutieux des professionnels de la restauration du patrimoine qui, en dix ans, ont permis au palais de retrouver son lustre et aux Bretons, un symbole.

Accédez au livret de l'exposition.


La communauté d’agglomération de Rennes Métropole remplace le District de Rennes

Rennes en archives en 2000

Suite à la promulgation de la loi dite "Chevènement" en 1999, le conseil du District vote à l'unanimité, la transformation du District en une communauté d'agglomération.

La représentation de la Ville de Rennes reste limitée à 40% du nombre total des délégués au sein du conseil. Rennes District prend le nom de Rennes Métropole et trois nouvelles communes entrent dans la communauté d’agglomération. Ce nouvel établissement public de coopération intercommunale (EPCI) va donner un nouveau souffle à l’agglomération rennaise.


Mise en service du métro

Rennes en archives en 2002

Le 15 mars 2002, la première ligne de métro de Rennes métropole est inaugurée, les Rennais découvrent alors ce tout nouveau moyen de transport.

Quinze ans après les premières études pour la réalisation d'un nouveau Transport en commun en site propre (T.C.S.P.), les Rennais se pressent aux portes du métro, le succès est immédiat ! Les estimations de fréquentation sont vite dépassées et dès le mois d'octobre 2002, près de 90 000 voyages sont quotidiennement enregistrés dans les rames du métro rennais.

La capitale bretonne est alors la sixième ville française à adopter ce mode de transport après Paris (1900), Lyon (1974), Marseille (1977), Lille (1983) et Toulouse (1993). Mais c'est la quatrième ville de l'Hexagone à opter pour un métro entièrement automatisé et sans conducteur.

Des parkings relais aménagés le long du tracé contribuent, en parallèle, à façonner de nouvelles habitudes de déplacement. Les habitants des communes périphériques peuvent y garer leurs voitures puis se déplacer dans la ville, grâce aux modes de transports qui y sont connectés : le métro, bus, ou encore le vélo Star en libre-service.

En 2019, la ligne enregistre près de 140 000 voyages quotidiens et plus personne ne remet en cause le choix du métro pour Rennes. Celui-ci aura par ailleurs remplit l'un de ses objectifs initiaux, à savoir désengorger le centre-ville en contribuant à faire baisser, depuis son ouverture, la part de la circulation automobile de 20 à 30 %, au profit des transports collectifs et du vélo.

Pour aller plus loin, parcourez le dossier "Parcourir la ville, une histoire des transports à Rennes".


Inauguration des Champs Libres

Rennes en archives en 2006

Les Champs Libres est un équipement culturel regroupant la Bibliothèque de Rennes Métropole, le Musée de Bretagne et l'Espace des sciences. Il est inauguré le 17 mars et ouvre ses portes au public le 28 mars 2006.

Désignés sous le nom de Nouvel Équipement Culturel (NEC) lors de leur construction, Les Champs Libres ont été dessinés par l'architecte Christian de Portzamparc. Son projet vise à rendre les trois entités immédiatement identifiables de l'extérieur, tout en libérant de l'espace au rez-de-chaussée pour le public et les expositions temporaires.

Accédez au site des Champs Libres.


L'encyclopédie des migrants

Rennes en archives de 2014 à 2017

Accédez à la traduction de la lettre.

En 2014, débute un projet socio-culturel initié par l'artiste Paloma Fernández Sobrino et porté par l'association rennaise L'âge de la tortue. Intitulé l'encyclopédie des migrants, il regroupe des témoignages de personnes migrantes prenant, chacun, la forme d'une lettre en langue maternelle adressée à un proche, accompagnée d'un portrait photographique. Au vu de son intérêt, ce projet rennais est étendu aux villes de Brest, Nantes, Gijón, Porto, Lisbonne, Cadix et Gibraltar.

Ainsi, 400 lettres sont rédigées en diverses langues, chacune reflétant le parcours de vie de son auteur. Parmi elles, une lettre retient notre attention par son esthétisme et l'originalité de sa langue : chinoise. Celle-ci a été rédigée par Liu Mell Chang, une femme chinoise originaire de Zhangjiakou (Chine) ayant immigré à Brest. Comme la majorité des lettres qui compose cette encyclopédie, elle évoque le processus, parfois difficile, d'appropriation d'une nouvelle culture.

L'âge de la tortue, détentrice de ces 400 lettres, a fait don de ces précieux documents aux Archives de Rennes. Depuis mai 2018, elles sont donc consultables en salle de lecture. L'Encyclopédie des migrants est quant à elle disponible à la bibliothèque des Champs Libres et aux Archives départementales d'Ille-et-Vilaine.

À l'image de cette lettre, les Archives de Rennes conservent plusieurs documents en langues étrangères. Découvrez une sélection dans notre galerie "Langues vivantes !"

Pour en savoir plus sur l'Age de la tortue et l'Encyclopédie des migrants, cliquez ici.


Inauguration de la nouvelle gare de Rennes Métropole

Rennes en archives en 2019

Le 26 avril 1857, Rennes fêtait l'arrivée du chemin de fer. Une révolution, à l’époque, qui permettait de relier Paris en dix heures, et qui favorisa le début du développement de la ville au sud de la Vilaine. Cent soixante-ans plus tard, le 2 juillet 2017, à 10h24, le premier train LGV, assurant la liaison Rennes-Paris en moins de 1h30, entrait en gare. Deux ans après, presque jour pour jour, le 3 juillet 2019, Rennes inaugure une gare totalement métamorphosée, au cœur d'un nouveau quartier en devenir, EuroRennes.

L’aménagement de cette nouvelle gare répond à trois objectifs majeurs : accueillir la Ligne à Grande vitesse (LGV) (chose faite depuis 2017), organiser les connexions entre différents modes de transports (dont l’interconnexion de la ligne a et de la ligne b du métro) et s’inscrire dans le projet urbain EuroRennes. Plus qu’une gare, c’est donc désormais un pôle d’échanges multimodal, connecté à tous les modes de déplacements et qui propose de nouveaux usages.

C'est aussi un projet architectural ambitieux. Pour valoriser la différence de niveau (11 mètres) entre le Nord et le Sud des voies ferrées, l’équipe d’urbanistes- paysagistes FGP/TER a en effet imaginé, en lien avec les architectes d’AREP, filiale de SNCF Gares & Connexions, une colline aménagée qui recouvre littéralement la gare sur son côté nord et donne accès à la passerelle Anita-Conti qui relie le Nord et le Sud du quartier. La toiture très légère et originale de la gare permet de lui offrir une très grande luminosité, tout en préservant le confort thermique du bâtiment.

Revivez en time lapse en - et 3 minutes 27' secondes - 4 ans de chantier de la gare de Rennes en cliquant ici : https://www.youtube.com/watch?v=QQlyNiq416A


Mise en service de la ligne B du métro

Rennes en archives en 2022

Le mardi 20 septembre 2022, la ligne B du métro rennais est officiellement mise en service. Avec cette ligne, l'innovation technologique est au rendez-vous, avec l'utilisation d'un système de métro automatique de dernière génération, le Cityval, dont Rennes est le tout premier territoire à bénéficier.

La ligne b dessert quinze stations sur près de 14 km de voies, avec une double connexion avec la ligne a (au niveau des stations Gares et Sainte-Anne). Elle est rattachée à trois nouveaux parcs-relais et pôles d'échanges ultra-connectés aux bus, en direction de la métropole.

La mise en service de cette nouvelle ligne a des répercussions sur l'intégralité du service de transports dans l'agglomération rennaise : réaménagement du centre-ville, meilleures correspondances entre les quartiers et les communes de l'agglomération, souci de répondre à de nouveaux usages de déplacements (diurnes / nocturnes et meilleure fréquence).

Les qualités environnementales du métro sont également au rendez-vous, car ce moyen de transport est propre. Tout comme certains bus électriques, il n'émet pas de carbone. Le réseau de Service des Transports de l'Agglomération Rennaise (STAR) va continuer dans cette démarche avec un passage progressif du parc de bus en énergie électrique et biogaz.

Le métro apporte un réel gain de temps et de souplesse pour des dizaines de milliers de voyageurs rennais. À présent, il faut compter 21 minutes pour relier le nord-est de Rennes au sud-ouest !


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