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OKLiliane Fontaine est née en 1906 et vit à Brain en Ille-et-Vilaine. Son père Amand, instituteur laïc, est mobilisé dès le 4 août 1914 au sein du 76e régiment d’infanterie de Vitré. Il connaîtra très vite la traumatisante expérience des tranchées lors de la meurtrière première bataille d’Ypres avant d’être rattaché auprès de l’état-major en Belgique, comme vaguemestre en charge du courrier.
Durant toute la durée du conflit, Liliane n’aura de cesse de lui écrire pour lui raconter son quotidien à l’arrière auprès de sa mère Henriette et de sa petite soeur Odette, mais aussi pour lui témoigner son affection et lui rappeler à quel point son absence lui pèse.
Parfois anodins, ces mots témoignent de ce lien ténu qui unit encore les soldats et leurs proches dans les atrocités de la guerre et qui leur permet, de part et d’autre, de tenir. Dans cette lettre en particulier, datée du 11 novembre 1917, Liliane exprime son impatience à l’idée de voir arriver les soldats américains, préalable nécessaire à la fin de la guerre et au retour tant attendu de son père.